vendredi 12 février 2010

"Money makes everything go wrong" - Nick George

C'est la fin d'un monde, la fin d'une aventure. Il y a quelques minutes, alors que je zappais encore de chaînes en chaines j'ai assisté en direct à la mort de Rex, le chien policier qui a bercé mon enfance. C'est la fin de tout, je vais aller me suicider.

Sinon, hier soir, j'ai constaté avec désolation l'incapacité du staff des séries à anticiper l'annulation éventuelle de leur bébé. Avant d'être supprimée, un série n'est-elle pas toujours en sursis durant plusieurs mois avant d'être poussée vers la porte de sortie ? Si. Alors pourquoi ? Pourquoi n'avez-vous pas pu, chers scénaristes, donner une fin digne de ce nom à Dirty Sexy Money?


En effet, bien que la série ne brille pas de manière ostentatoire grâce à sa créativité, elle était tout de même plutôt interressante à regarder. La fin diffusée sur Canal + hier m'a donc véritablement déçue. Alors Dutch est vivant, et après? J'aurais franchement aimé en savoir d'avantage !

Surtout qu'en ce qui concerne le reste de la storyline, les scénaristes semblent tout de même avoir vu la fin de la série arriver puisque tout a été finalement bouclé, et, malheureusement, extrèmement bien bâclé : Nick, sous couvert d'une déclaration d'amour débile faite dans un moment de faiblesse, décide que finalement, oui, il veut bien un enfant de Karen (et pourquoi pas moi ?)...

N'était-il pas magnifique dans Six Feet Under ?

... Simon Elder, le méchant de toujours se suicide (ou pas ?), on constate l'inutilité complète d'un épisode entier dans lequel le chauffeur rêvélait tous les secrets de la famille à une journaliste qui, ô surprise, n'en a absolument rien fait, et Lisa (la grosse conne) finit toute seule, bien sûr, comme une grosse conne. Où est donc passé l'esprit de la série ? L'argent sale et érotique ? Pas vu, pas pris. Ma déception exceptionnelle et mon état de deuil (pour Rex, évidemment) me pousse à arrêter là le massacre.

C'est tout pour le moment.

Votre fidèle voix.

mardi 9 février 2010

Damages - 3x03 : "Flight's at 11:08"


ALLELUIA, Damages revient !

Après deux semaines de flottement, d'intrigues plutôt inintéressantes toutes entremêlées, le show finit enfin par décoller et ce pour le plus grand plaisir du spectateur. Exit la supposée liaison débile entre Tom et Ellen, adieu le cadavre de la benne à ordure, le départ d'Ellen de Hewes, Shayes & Associates, la série laisse enfin place à sa véritable dynamique et ça, ça fait très plaisir.

Le pari était pourtant assez risqué. Pour ce troisième épisode, Damages a en effet décidé de faire un croix sur presque la totalité des intrigues de la saison et surtout sur ce qui avait fait son succès lors de son lancement : les flash-forward. Avec une temporalité unique (tous les évènements de l'épisode se déroulent en une soirée) les scénaristes risquaient donc de décevoir nombre de fans. De mon côté, il n'en est rien.



Pourquoi ?

Premièrement parce que, grâce à cette coupe radicale, le show retrouve enfin son dynamisme d'antan. Il aura fallu trois épisodes au casefile de la saison 3 pour enfin démarrer véritablement mais c'est désormais chose faite. Honnêtement, en voyant la fin de The Dog Is Happier Without Her, je n'avais vraiment pas soupçonné autant de rebondissements liés à Danielle, la maîtresse du patriarche. Cependant, alors qu’elle avait été considérée tout d’abord comme une simple victime collatérale des manipulations de véritables "méchants", cette jeune femme se retrouve finalement au centre de l’intrigue de cet épisode, ballotée entre la vie et la mort pendant 45 minutes, sans que l'on sache en réalité l'étendue de ses connaissances sur l'affaire. La série retrouve alors son rythme endiablé de la saison 1, grâce auquel, de la même façon qu’avec 24h, on ne parvient que difficilement à comprendre comment autant de choses peuvent se passer en une seule soirée. Comme dans leur première saison, les scénaristes parviennent à nous tenir en halène avec une absence totale de certitudes, et nous réalisons peu à peu, que le véritable esprit de Damages est bel et bien là, sous nos yeux. Flash-forward ou pas.

De plus, heureusement pour nous, les manipulations aussi semblent enfin être de retour dans cet épisode. Aussi bien du côté de Patty que du côté de la défense, s'en est finit des "playing by the rules". Tobin, au moment exact où il décide de ne pas appeler le 911 après avoir écrasé Danielle, initie lui-même l’engrenage qui le conduira à sa perte. En un seul instant, à la manière d’une tragédie grecque, la série est effectivement capable de retourner toute une situation afin de changer profondément la destinée de plusieurs personnages jusqu’alors innocents. Ainsi, en quelques secondes, le fils Tobin finit-il par n’être qu’un simple meurtrier alors que son avocat, mêlé jusqu'au cou dans l'affaire, passe-t-il de cette façon du statu de confère/adversaire à celui d’ennemi juré aux yeux de Patty Hewes. La même Patty Hewes qui reprend, évidemment, ses bonnes habitudes dans cet épisode (chassez le naturel, il revient au galop) en découvrant, choquée, que, oui, il faut un motif pour emprisonner quelqu'un. Peu importe, comme toujours, un simple phare cassé fera l'affaire. Ca y est, nos héros préférés sont repartis comme des traders après une crise. Le face à face final entre Hewes et l'avocat de la partie adverse est tout simplement génialissime, cette scène déclenchant chez le spectateur une attente insoutenable qui crie « vivement Mardi prochain ».




Enfin, le plus de l'épisode, c'est aussi le retour en force d'Ellen. Après deux épisodes quelque peu ennuyeux ou Patty était laissée seule maître à bord, sa rivale de toujours s'avère enfin prête à revenir, plus disponible que jamais. J'ai beaucoup aimé le fait qu'Ellen renonce à sa famille pour aller téléphoner à Patty. Le geste, bien qu'un peu trop appuyé (en mode : regarde, cher spectateur, à quel point nous sommes bon dans le domaine de l’évolution de nos personnages !!) est véritablement fort symboliquement. Si dans la première saison, c'était Patty qui était allée chercher Ellen au mariage de sa sœur, c'est aujourd'hui Ellen qui retourne vers Patty avec la même force de conviction. Les scénaristes auraient placé la scène dans des toilettes et la comparaison aurait été encore plus parlante.
De la même façon, je tiens à vous exprimer mon soulagement quant à l'abandon momentané de la liaison d'Ellen avec Tom. Je sais que l'intrigue réapparaitra dans le prochain épisode, j'espère juste qu'elle le fera à meilleur escient que la semaine dernière. Finalement, je trouve que le rôle qui correspond le mieux à Tom est celui de chien, chien de Patty, rien de plus, rien de moins.

Avec un épisode magistral qui se conclu en beauté, la série semble enfin renouer avec ses principes et passer à la vitesse supérieure pour le plus grand bonheur de ses fans. Le seul bémol de cet épisode réside toutefois dans l'absence un peu trop évidente de Glenn Close qui commence à légèrement manquer au spectateur. Cependant, il est évident qu'après deux épisodes de leadership véritable, il fallait bien l'effacer pour mieux la faire désirer. En conclusion je donnerais donc raison aux dires de Todd Kessler, producteur exécutif de la série : "we really think it's one of our best episodes we've ever done". Definitely true !

C'est tout pour le moment.

Votre fidèle voix.

dimanche 7 février 2010

Taquila Sunrise + Kiwi ♥ = Laundry Service

Nouveau vieux album redécouvert au fond de mes placards désormais nommé album des vacances, à "donf" !


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